Mercredi 3 décembre 2008
Elle courait. Elle courait tout le temps et moi je la regardais courir. Elle passait chaque matin devant ma fenêtre, au pas de course, en tenue de jogging. Bien sûr, je préférais l’été avec son short moulant, mais même l’hiver, enfoncée dans son survêtement elle me faisait de l’effet. Je la guettais de loin, arrivant face à moi par le petit sentier qui sort du bois et déboule devant la maison. Ce que je préférais surtout, c’était la regarder s’éloigner. Son cul me disait au revoir et je pouvais le voir sautiller, presque à ma portée, sans avoir à me cacher ou détourner le regard.
Parfois, quand elle disparaissait de ma vue, je retournais m’allonger sur mon lit, je sortais mon sexe et je me branlais en pensant à ce petit cul luisant de sueur, musclé. Je m’y enfonçais dedans et elle, elle remuait en haletant, comme elle haletait quelques instants auparavant en passant devant ma fenêtre.
J’ai eu envie de l’apprivoiser, comme on apprivoise un petit animal sauvage. J’ai commencé par installer une table devant chez moi. La première fois, elle a ralenti. Elle a jeté un coup d’œil sur ce meuble qui n’était pas vraiment à sa place, mais elle a continué sa course, sans s’arrêter.
Pour mieux la voir, j’avais eu l’idée d’installer un rideau devant ma fenêtre, avec juste un petit trou invisible de l’extérieur afin de l’épier sans risquer de l’effaroucher. C’était pratique aussi car maintenant, je pouvais commencer à me masturber en la voyant arriver. C’était infaillible. Dès que je distinguais au loin sa petite silhouette, une érection arrivait. Quelque fois, je pouvais même me faire jouir avant que son cul n’ait complètement disparu, là-bas, sur le chemin qui longe la plage. Je gardais l’œil ouvert, rivé sur le trou, une main sur mon sexe, l’autre posée à plat sur une tablette pour avoir un meilleur appui. Même comme ça, ce n’était pas facile de ne pas faire bouger le rideau, alors j’ai fait poser des vitres fumées. Ça gâche un peu la luminosité dans ma chambre mais je peux maintenant rester nu devant ma fenêtre et jouir du spectacle en son entier.
Quelques temps plus tard, j’ai posé une petite bouteille d’eau sur la table. Ce jour-là, elle s’est carrément arrêtée pour voir de quoi il en retournait. Elle s’est approchée de la table, a tourné la tête à droite, puis à gauche et elle est repartie en courant. Cela n’a duré qu’un instant, mais j’ai pu la voir pour de vrai. Sa respiration était lourde. Sa poitrine montait et descendait à un rythme qui me faisait accélérer ma propre respiration. Maintenant, en plus de son cul, j’avais aussi ses seins à ma disposition et je voyais mon sexe glisser frénétiquement entre ses deux mamelons. Mes mains les saisissaient, les englobaient, les massaient et ma bouche les mordillait. Ma langue les léchait. Mes doigts les pinçaient. Ce jour-là, j’ai mis longtemps à jouir car j’ai voulu aller jusqu’au bout de son corps, ne pas le contenter de son cul, mais profiter de chaque centimètre carré qu’elle m’offrait.
Chaque jour, je changeais la bouteille. Et j’ai fini par rajouter une petite pancarte : « Servez-vous ». Elle s’est arrêtée de nouveau. Elle a pris la bouteille et a dévissé le bouchon. Je voyais ses mains saisir mon sexe, le faire tourner entre ses doigts et quand elle a porté la bouteille à ses lèvres, j’ai senti ma queue entrer dans sa bouche. Elle a bu longuement. Je me suis cambré pour m’offrir à elle et elle m’a bu, jusqu’à la dernière goutte.
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Mardi 2 décembre 2008
Caroline était une collègue effacée qui passait sa journée assise à son bureau, sans adresser la parole à personne. C’est à peine si elle levait le nez de l’écran de son ordinateur. Tirée à quatre épingles, je ne saurais dire si elle était belle. Fade, assurément, mais d’une fadeur surfaite, sans doute savamment élaborée.
Franck, qui était assis en face de moi, en était pour ses frais dans son rôle de dom juan bureaucrate. Il n’avait jamais réussi à coincer Caroline dans la petite pièce de la photocopieuse. Elle n’avait jamais donné suite à ses éternelles avances d’après-boulot. Alors, il se vengeait dans des remarques sanglantes et machistes, chaque fois que Caroline se levait, prenait son sac et se dirigeait vers les toilettes pour dames, au bout du couloir.
- « non seulement elle est imbaisable, mais en plus elle a toujours ses règles. »
Je soupçonnais plutôt Caroline de n’avoir aucune confiance en Franck et de préférer ne pas abandonner son sac à la curiosité d’un mâle attentionné à chacune de ses absences ponctuelles. Car Caroline était la ponctualité même. Pipi un quart d’heure après son arrivée au bureau. Pipi dix minutes avant la pause repas. Pipi en revenant de la cantine. Pipi cinq minutes avant la fin du service. Une vraie horloge urinaire. A chaque fois, Caroline emportait son sac avec elle.
Un jour, Franck est parti en stage pour une semaine et je me suis retrouvé seul avec Caroline dans le bureau. Elle a continué son petit manège. Elle ne devait pas avoir confiance en moi non plus.
Un matin, aussitôt après son arrivée, Caroline a été convoquée dans le bureau du directeur des relations humaines. Le sac à main est resté orphelin, posé bien en évidence à côté du clavier de l’ordinateur. Je n’ai pas pu résister à la tentation. Une fois seul, je me suis levé et je me suis approché du bureau de Caroline. Je n’étais pas fier, mais c’était plus fort que moi. J’ai ouvert la fermeture éclair, écarté les deux bords et plongé mon regard à l’intérieur du sac à main. Un porte-monnaie, un carnet en cuir bleu, un feutre noir, une pochette de mouchoirs en papier, une autre de lingettes (hypoallergéniques) mais pas la moindre boîte de tampons ou de serviettes hygiéniques. En revanche, au milieu de ce nécessaire anodin, était blotti un étrange objet que je ne connaissais pas. Deux petites boules argentées, reliées entre elles par une fine cordelette. Je m’en suis emparé pour mieux l’observer.
- « François ? »
Un jet d’adrénaline m’a traversé la colonne vertébrale et s’est réparti dans les moindres recoins de mon corps, m’électrisant de la racine des cheveux aux gros orteils, en passant par les oreilles que je sentais cuire.
Je me suis retourné pour me retrouver face à une Caroline sévère, les poings sur les hanches, les lèvres pincées, le regard furieux.
Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, l’adrénaline n’est pas réputée pour cet effet secondaire-là, mais je me suis mis à bander. Une réaction très rapide et aussi très visible. Impossible de dissimuler mon érection sous mon jean trop serré.
Je me suis rendu compte que j’avais toujours entre les mains les deux boules piochées dans son sac. J’ai balbutié :
- « Heu… C’est quoi ça ? »
Caroline a regardé mon butin puis son regard est descendu juste en dessous de ma ceinture. Après s’y être arrêté un laps de secondes qui m’a paru interminable, elle m’a fixé dans les yeux.
- « Franchement, tu ne sais pas ? »
- « Heu… non, désolé. »
Je devais vraiment avoir l’air désolé. D’autant plus que mon érection avait atteint son apogée alors que dans de pareilles circonstances j’aurais dû me retrouver rempli de honte, la queue entre les jambes, mais pas de cette façon. Je voyais bien qu’elle réfléchissait et qu’elle était elle-même en proie à un dilemme.
- « Viens, je vais te montrer. »
Caroline s’est retourné, a franchi la porte et s’est engagée dans le couloir jusqu’à la porte de la pièce de la photocopieuse.
Je l’ai suivie.
Elle m’a laissé entrer et a refermé la porte derrière moi. D’une main, elle a effleuré la bosse qui menaçait de faire exploser ma braguette puis elle a tourné la paume de sa main vers le haut, comme une mendiante réclament sa pièce.
- « Donne-les moi »
J’ai déposé les boules dans le creux de sa main.
- « Regarde. »
Oh oui, j’ai regardé…
Caroline a dégrafé sa jupe stricte et l’a laissée tomber à terre puis, toujours comme si je n’étais pas là, elle a enlevé sa petite culotte en coton blanc et me l’a tendue.
- « Garde moi ça. »
Caroline s’est assise sur la chaise en bois à côté de la photocopieuse, toujours face à moi. Elle a écarté les jambes. Son sexe entièrement épilé luisait d’envie. Elle a commencé à s’introduire une des deux boules dans le vagin. Plop ! La bille d’argent a disparu, aspirée entre ses lèvres. La deuxième a suivi le même chemin, ne laissant dépasser de l’ensemble qu’un petit fil de soie pour retrouver la sortie.
Caroline s’est remise debout et m’a tendu la main pour que je lui rende sa culotte. Elle s’est rhabillée, défroissant sa jupe d’un revers de main pour l’ajuster parfaitement juste en dessous du genou.
- Voilà, c’est fait. Ce sont des boules de geisha. Dans chaque boule, il y a une petite bille d’acier qui, à chaque mouvement heurte la paroi et fait résonner le périnée. Je jouis toute la journée… »
Je restais là, la bouche béante, incapable de réagir au spectacle qui venait de m’être offert. Je bandais toujours, encore plus que tout à l’heure si cela était possible.
- « Tu m’as violée dans mon intimité. Tu mérites une punition, ou une récompense, on verra bien. Vas me chercher mon sac. »
J’y suis allé comme un automate, ne sachant pas à quoi m’attendre. J’étais persuadé que si je commençais à réfléchir, le charme allait se rompre définitivement. Je suis revenu avec son sac et je le lui ai donné.
- « Tourne-toi. »
Je me suis tourné contre la photocopieuse. Caroline s’est approché de moi jusqu’à se coller contre moi. Je sentais la pointe de ses seins dans mon dos et, pour ne pas basculer en avant, je me suis appuyé sur la photocopieuse, les deux mains à plat. Caroline m’a entouré de ses deux bras et les as rejoints à la hauteur de ma boucle de ceinture. D’un geste, elle a l’a rendu inopérante puis elle s’est attaqué au bouton du jean qui n’a pas résisté, pas plus que la fermeture éclair de ma braguette. Le pantalon a glissé tout seul par terre. Caroline a plongé sa main droite dans mon caleçon tandis que sa main gauche poursuivait son chemin jusqu’à mes couilles qu’elle a enserré fermement. Le temps de m’ôter le caleçon et elle a repris son manège, branlant, massant, branlant, massant. De sa main gauche elle a ensuite recueilli le maximum de lubrifiant naturel qui suintait de mon gland. Sans prévenir, elle a arrêté son branle-bas de combat et s’est attaqué à mes positions arrière. M’écartant les fesses d’une main, elle s’est mise à me masser l’anus avec les doigts de sa main gauche.
- « A mon tour de violer ton intimité. »
Caroline a ramassé son sac posé à mes pieds et l’a ouvert pour prendre, tout au fond, un autre modèle de boules de geisha qui avait échappé à ma fouille succincte.
- « Celles-là seront parfaites pour toi, ne bouge pas. »
Elle a pris le petit chapelet composé de cinq billes noires reliées par une ficelle en cuir sombre. J’ai sursauté quand la première bille s’est glissée en moi. Pour la seconde aussi. Je serrais les fesses.
- « Détends-toi, laisse le plaisir entrer. »
Je me suis relâché et j’ai laissé Caroline agir. Quand le chapelet a été en place, elle a recommencé à me branler. A chaque fois qu’elle changeait de rythme, Caroline tirait sur la ficelle pour faire jaillir une bille de sa prison. A la quatrième, elle a tiré d’un coup sec pour libérer le tout et j’ai joui au même moment, comme jamais je n’avais encore joui. Je me suis effondré par terre, vidé, épuisé, encore tout tremblant de la décharge qui venait de me terrasser.
Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais seul dans la pièce. Je me suis rhabillé et je suis retourné à mon bureau. Caroline était déjà devant son ordinateur, pianotant comme si absolument rien ne s’était produit. Elle ne m’a pas regardé et la journée s’est terminée, semblable à toute autre. Caroline a poursuivi ses aller retours habituels aux toilettes, mais sans m’adresser la moindre parole.
Trois jours plus tard, Franck est revenu. Il était d’une humeur massacrante, son stage s’était très mal passé et visiblement son tableau de chasse frisait la déroute. Il s’est adressé à moi :
- « Font chier tous ces cons, tu ne trouves pas, toi ? »
Je lui ai répondu :
- « Oh si, j’ai les boules. »
Caroline m’a alors fixé dans les yeux et m’a lancé :
- « Moi aussi. »
Et nous sommes partis tous deux dans un fou rire impossible à arrêter, pour la plus grande fureur de Franck.


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Lundi 1 décembre 2008
Collectionner les amants devient lassant au bout d’un certain temps. Les visages fondent et se mélangent, les prénoms se confondent, je ne suis pas un ange. Il ne reste rien de bien solide de tous ces exploits liquides.
Il y a quatre ans, j’ai donc décidé de changer mon point de vue de collectionneuse. Le déclic s’est produit en tombant sur une publicité, à l’occasion d’un voyage sans détour sur un site porno. En fait, un site « érotique », mais il faut bien appeler un chat, un chat et une chatte, une chatte.
La publicité en question était on ne peut plus explicite et la marque commerciale, très parlante : « Clone-Bit », le « véritable kit complet pour réaliser un godemiché à partir d'un vrai pénis ».
Difficile de ne pas se laisser séduire : « Une grande nouveauté ! Ce kit contient tout ce dont vous avez besoin pour réussir à coup sûr une copie grandeur nature de votre pénis. » Dans mon cas, et en absence flagrante d’excroissance naturelle mâle, je pensais plutôt au pénis de mes partenaires. Qu’importe, je continue ma lecture : « Se basant sur les dernières techniques d'effets spéciaux hollywoodiens, un pénis d'un réalisme incroyable en matière hypoallergénique (sans latex) sera réalisé en quelques minutes, à condition de suivre scrupuleusement le mode d'emploi fourni, lequel vous guidera dans ce processus étape par étape. »
J’ai testé mon achat sur le premier amant de passage venu. Il avait une tête de bovin, mais dans la boîte de nuit où je l’ai dragué, j’avais surtout remarqué la bosse extensible (très extensible) qui me semblait en faire un cobaye de choix. Je l’ai emmené chez moi et, dès la porte franchie, je lui ai dit : « Fais-moi voir ça » Il ne s’est pas dégonflé et a baissé son pantalon. Il était là, devant moi, au garde-à-vous. Ce n’était pas finalement une bête de concours, mais un simple honnête spécimen.
Il a été quelque peu surpris quand je lui ai dit : « Je veux ta bite ». Après un laps de temps assez long, il a lâché : « Ben, prends-la. » « Bouge pas, je reviens ». J’avais étalé à l’avance dans le salon tout le matériel nécessaire, j’avais longtemps révisé le mode d’emploi, je me sentais prête à accomplir mon œuvre. J’ai bien vu qu’il était quelque peu déçu quand je suis revenue avec mes instruments à moi. Le sien n’avait pas bougé d’un poil. Toujours aussi droit, pointé vers le plafond. Il pensait sans doute que j’allais apparaître en petite tenue affriolante. Mon tablier de cuisine (« Attention aux taches » était-il précisé dans le mode d’emploi) n’entrait pas dans cette catégorie de panoplie.
Je lui ai expliqué ce que j’allais faire. Il n’a pas bronché, rien répondu. A peine a-t-il opiné du chef avant que je le prenne en main. « Bouge pas, tu dois surtout continuer à bander pendant 6 minutes, le temps que ça prenne. » « T’inquiète pas ».
C’est long six minutes face à un bovin qui bande. « Tu tiens le coup ? » J’étais quelque peu inquiète pour mon investissement. Ce n’est pas donné ces moulages et en plus, je comptais commencer par un XXL et je me retrouve avec un échantillon, certes vaillant, mais tout ce qu’il y a d’ordinaire. « T’inquiète pas ». J’insiste : « Tu veux que je fasse quelque chose pour te stimuler ? » « T’inquiète pas ».
Finalement, je n’avais aucune raison d’être inquiète. J’ai même triché en laissant en place le moulage jusqu’à neuf minutes pour être certaine de sa bonne tenue.
Je ne me souviens pas de son nom, je ne sais même pas si je lui ai demandé comment il s’appelait. Dans ma collection, je l’ai baptisé simplement « Clone-Bit 1 ». En revanche, je me souviens parfaitement comment il m’a ensuite baisée. Impossible de le faire débander. Il m’a tenue en haleine toute la nuit. Je l’ai chevauché, il m’a prise par devant, par derrière, sur le côté, debout, assise, couchée. Si bien qu’à la fin, au petit matin, j’ai fini par lui demander : « Tu veux que je te fasse jouir ? » « T’inquiète pas, je ne jouis pas, je fais jouir. » Pas cette fois en tout cas, je n’ai pas réussi à faire monter l’orgasme. J’étais tellement préoccupée de savoir ce qu’allait donner le moulage que je n’arrivais pas à me concentrer, ou plutôt me déconcentrer sur le pylône inflexible que j’avais à ma disposition. Je l’ai donc remercié pour son érection et, quand j’ai refermé la porte sur lui, je crois qu’il bandait encore. Bien plus tard, quand je me suis réveillée, je suis allée voir le résultat. La Bérézina. Le pénis moulé était tout flasque, tout mou, comme une grosse nouille trop cuite. Je n’avais pas dû respecter les proportions dans le mélange. Je l’ai gardé quand même, en souvenir de cette nuit où l’infaillible bovin avait si infailliblement rempli son devoir.
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