Images Aléatoires

Chapitre 15


    Quand Mariette se réveilla, Arianne s’était depuis longtemps envolée du nid douillet. Mariette bossait seulement l’après-midi tandis que sa compagne était de service le matin. La nuit avait été très courte et plutôt mouvementée.
    Au pied du lit, une sorte de grosse trousse en cuir était ouverte et les instruments qu’elle contenait étaient posés pêle-mêle sur l’intérieur en velours noir.
Mariette avait écarquillé les yeux en voyant Arianne ouvrir cette boîte à outils très spéciaux. Bien alignés dans leur logement respectif et classés par ordre de taille croissante, huit godemichés en ivoire poli et brillant attendaient qu’on les empoigne par leur manche en ébène.
    - « C’est le cadeau d’un de mes anciens amants qui avait peur que je m’impatiente en l’attendant... Et je dois avouer que je me suis souvent impatientée. »
    Le plus petit était de la taille du petit doigt. Il faisait penser à un tube de rouge à lèvres mais sa forme sans équivoque de mini-phallus laissait facilement deviner qu’il était destiné à d’autres lèvres. Le dernier de la série était finement ouvragé faisant apparaître les moindres détails d’un sexe masculin en érection. Un sexe toutefois improbable puisque son diamètre de base était celui d’un poing fermé pour une longueur d’environ vingt-cinq centimètres.
Sans doute pour ne pas effrayer davantage sa compagne, Arianne se saisit de l’objet situé au milieu de l’étui et qui se présentait comme un sexe de dimension « normale ». Elle s’en servit tout d’abord pour caresser Mariette sur tout le corps. Le contact froid de l’ivoire sur sa poitrine lui fit dresser le bout des seins et quelques frissons avant-coureurs l’agitèrent. Allongée sur le lit, les bras tendus en arrière, Mariette se cambra légèrement tandis que la pointe du godemiché glissait sur son ventre.
    Experte en la matière, Arianne ne se précipita pas vers son but. Elle profita de la situation pour jouer au chat et à la souris ou plus exactement avec la chatte de la souris. Mariette se mordillait les lèvres, obnubilée par ce sexe qui s’obstinait à la butiner sans la pénétrer. Quand le fruit fut mûr à point, Arianne enfonça soudain l’outil jusqu’à la garde et le maintint en place tandis que Mariette soulevait les fesses, pliant les genoux pour accompagner le mouvement jusqu’au bout d’elle-même.
    C’était une sensation encore inconnue pour elle de se sentir prise ainsi, sans aucun contact charnel autre que cette présence en elle. Pas de poitrine chaude l’écrasant de son poids. Pas de caresse pour la distraire de son but ultime. Pas même sa propre main pour accompagner la pénétration comme elle le faisait lors de ses escapades en solitaire.
Arianne, installée entre les jambes écartées de sa proie, prenait soin de ne pas toucher Mariette pour que sa partenaire n’ait d’autre relation avec le monde extérieur que ce sexe qui la fouillait au plus profond de son intimité. Les yeux révulsés en arrière, Mariette n’avait plus de corps. Elle n’était plus qu’un gouffre de plaisir, un volcan sous pression sur le point d’éclater.
    Arianne fit tourner plusieurs fois le godemiché avant de le retirer centimètre par centimètre. Puis de l’enfoncer à nouveau d’un geste brusque. Et de recommencer. Et de recommencer encore et toujours jusqu’à ce que Mariette entre en éruption. La pression était en bas mais l’explosion jaillit de sa bouche d’un cri rauque et soudain. Un râle qui n’en finissait plus.
Quand les cris se tarirent, Mariette haletait comme si elle venait de courir un marathon.
    - « N’ouvre pas les yeux. Reste comme ça. Je vais te rejoindre. »
    Laissant le godemiché blotti au fond de sa cachette, Arianne prit le sien. Le plus gros. Celui qui ressemblait davantage à une matraque qu’à un objet de plaisir. Elle s’allongea à côté de Mariette et saisissant à deux mains l’énorme instrument, elle se l’inséra sans ménagement dans le vagin en grimaçant de douleur. Elle attrapa ensuite le drap et recouvrit d’un geste les deux corps dénudés.
    - « Ne bouge plus. Laisse-toi bercer par ce qui est en toi et endors-toi. Bonne nuit. »
    Arianne posa sa main sur celle de Mariette et les deux jeunes femmes sombrèrent rapidement dans un sommeil de plomb.

    En se réveillant, Mariette constata que le godemiché était toujours en place. Elle le saisit par le manche et le retira avec précaution, résistant à l’envie soudaine de jouer un peu avec. Comment dire. Le désir était présent mais le coeur n’y était pas. Tournant la tête, elle remarqua quelques gouttes de sang séché sur le drap à l’endroit où Arianne avait dormi. Elle avait dû avoir les yeux plus gros que le ventre...
    Le corps immergé dans un bain réparateur, Mariette avait ses pensées plongées dans un autre océan. Elle se sentait bizarre. Comme en état de manque. Mais ce n’était pas son sexe qui criait famine. Plutôt son esprit. « Un seul être vous manque et... » Une voix inconnue venait de traverser sa tête. Une voix qu’elle n’avait plus entendue depuis si longtemps qu’elle l’avait presque oubliée. Sa propre petite voix intérieure. Celle qui l’accompagnait avant... Avant que sa « Chose » ne vienne la remplacer.
    S’asseyant soudain dans la baignoire, Mariette ouvrit les yeux. Sa « Chose » avait bel et bien disparu. Elle le sentait de toute son âme. Ce n’était pas une simple fugue à laquelle sa « Chose » l’avait habituée car, même dans ces moments là, elle conservait en elle une trace presque physique de sa présence. Là, plus rien. Le vide. Depuis quand la « Chose » avait-elle déserté Mariette ? En réfléchissant, elle se rendit compte que sa « Chose » était déjà partie quand elle s’était rendue chez Arianne. Elle n’y avait alors pas prêté attention car sa « Chose » avait l’habitude de prendre un peu de repos fort mérité après une journée bien remplie (selon son point de vue).
    - « Elle va revenir », dit tout haut Mariette, comme on s’exprime pour conjurer un sort... Mais sans trop y croire.
    Une fois habillée, Mariette sortit dans la rue après avoir allégé le réfrigérateur de son hôtesse de quelques calories bienvenues. Elle se sentait presque perdue, ne sachant où aller. En passant devant un porche, elle sursauta. « Entre là ! » ordonna une voix dans sa tête. Mariette n’obéit pas. Ce n’était pas sa « Chose ». Juste sa propre voix qui lui jouait un mauvais tour. Un mirage auditif.
    Les hommes qui la croisaient ne l’inspiraient plus du tout. Ils étaient fades. Sans saveur. Leur costume ne laissait pas entrevoir le moindre zizi.
    En arrivant au travail, Mariette ne s’arrêta pas en passant devant la porte d’Arianne. Elle se rendit directement dans son bureau. Sans aucun enthousiasme, elle s’assit dans son fauteuil, se demandant comment elle allait bosser si sa « Chose » n’était plus à ses côtés pour prendre le relais. Elle se sentait vidée de toute substance.
    Elle mit en marche ses deux Minitels, machinalement. Comme prévu, en ce début d’après-midi, seules les araignées de service sommeillaient au milieu de leur toile électronique. Elles grignotaient deux ou trois moucherons inconscients et inconsistants. Mariette ferma les yeux. Toujours rien.
    Quand elle les rouvrit, un « MACHIN » venait de faire son apparition sur l’écran.
    « Salut MACHIN ! C’est quoi ton TRUC à toi ? », pianota d’instinct Mariette.
    La réponse vint aussitôt :
    « Tu ne devines pas? »
    « Pas aujourd’hui. Je suis un peu lasse de tout. Je viens de perdre un être cher. »
    Mariette avait écrit « chair » mais elle se reprit avant d’envoyer le message et corrigea l’allusion que son interlocuteur n’aurait pas pu comprendre. Ce n’était pas très professionnel de se confier ainsi à un inconnu censé être avide d’un tout autre genre de confidences.             Mariette ne s’en souciait pas.
    « Tu y tenais beaucoup ? »
    « Laisse tomber. Tu préfères pas que je te fasse une pipe ou que tu m’encules ? »
    Mariette perdait les pédales. En voyant ce qu’elle écrivait sur l’écran, elle se rendit compte à quel point elle manquait de subtilité. Trop tard. Elle avait appuyé sur « Envoi » et le texte s’était envolé.
    « Allons, allons. Je t’ai connue plus enthousiaste pour parler des choses du sexe... »
    « On se connaît ? »
    Mariette avait l’intuition que « MACHIN » n’était pas un client de passage. Sa question était de pure forme car elle se dit qu’il devait s’agir d’un de ses fidèles. Et dans ce cas, ce n’était pas si grave que ça de se laisser aller à épancher quelques sentiments personnels. Au contraire, ça renforçait la fidélité. Comme dans la vraie réalité.
    « Et si nous allions boire un verre ensemble pour discuter de choses et d’autres ? »
    « Si tu me connais aussi bien que je le crois, tu sais que tu n’as aucune chance... »
    « C’est pourtant dans l’ordre des choses... »
    « Mais pas dans mes habitudes. »
    « Bon, alors passons à autre chose. »
    Mariette allait répondre une banalité supplémentaire quand ses doigts restèrent figés sur le clavier. Avec fébrilité, elle appuya sur une touche (très pratique) qui lui permettait de refaire défiler les messages précédents.
    « chose »... « chose »... « chose »... « chose »... Quelque chose n’allait pas. Le hasard est souvent une bonne chose mais trop, c’est trop. Qui donc pouvait se trouver à l’autre bout de la ligne pour la torturer ainsi et la faire gigoter sur son hameçon, l’air de rien ? Il lui fallait en savoir plus. Clouer le bec à cet intrus qui lui enfonçait le couteau dans sa plaie laissée béante depuis le départ de sa « Chose ».
    « Dis-donc, petit machin, tu ne crois pas que j’ai deviné qui tu es ? »
    « Ça, ça m’étonnerait. Ce n’est pas chose facile de me cerner et encore moins de me mettre la main dessus. »
    Arianne ! MACHIN devait être Arianne. Ça ne pouvait être qu’elle. Mariette pensa que, durant son sommeil troublé, elle avait dû parler de sa « Chose » et Arianne en profitait maintenant pour la taquiner.
    « Arrête, Arianne, ce n’est pas drôle ! »
    « Arianne ? Tu te trompes ma belle. Le sexe que j’ai, bien dressé entre les jambes, n’a rien de la froideur de l’ivoire... »
    Le message s’effaça pour céder la place à la suite.
    « ... Le mien, c’est tout autre chose. Il est à la fois souple et rigide. Chaud et vivant. Et tellement impatient de vivre enfin en toi ! »
    Mariette fixait l’écran sans comprendre et ses doigts balbutièrent une réponse sur le clavier.
    « Mais aklors ? tu es qyui ? »
    « Tu donnes ta langue au chat ? Je préférerais l’inverse, tu sais. Je suis ta « Chose ». Rien que ta « Chose ». Et je suis vivant ! »
    Guillemets, majuscules, chaque chose à sa place. Mariette n’en revenait pas.
    Elle en revint pourtant. Ils se rencontrèrent, s’aimèrent, eurent de nombreux enfants... Et prirent beaucoup, beaucoup de plaisir à les faire.




Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 00:26
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 11:20
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Chapitre 14


    Les deux bras tendus en avant, Mariette fit quelques pas timides dans la pièce et constata aussitôt avec plaisir que ses pieds foulaient une épaisse moquette. Elle se voyait mal (c’était le cas de dire) prendre vraiment son pied avec ses deux petons gelés sur du marbre froid. Quatre mains saisirent en douceur les deux siennes. Le comité d’accueil était au rendez-vous.
    - « Désirez-vous un rafraîchissement ? Souhaitez-vous quelques stimulations ou préférez-vous que l’on vous conduise directement dans le vif de l’action ? », l’interrogea une voix douce, digne d’une hôtesse de l’air. Parfaite pour s’envoyer en l’air.
    - « Merci. J’ai déjà pris l’apéritif. Je peux passer directement au plat de résistance », répondit Mariette.
    - « Voulez-vous que je vous décrive un peu la situation pour orienter votre choix ou bien dois-je vous laisser découvrir par vous-même ? »
    - « Je vous écoute. »
    - « Juste en face de vous, nous avons un couple très occupé et je pense que la dame ne devrait pas tarder à être libre. A votre gauche, en revanche, trois femmes sont à la disposition de quatre messieurs et je suppose qu’il vous faudra faire la queue avant de vous intégrer  à cette intéressante figure géométrique. A votre droite... »
    - « Merci. C’est bon, je vais me débrouiller toute seule. »
    - « A votre service. N’hésitez pas à nous appeler en levant la main bien haut. »
    « Dis-moi, ma « Chose », tu y vois toujours aussi clair ? »
    « Aucun problème, ma belle. Laisse-toi guider par mon instinct. Qu’est ce qui te ferait plaisir ? »
    «Tu me proposes quoi ? »
    « Tu as un client à une dizaine de mètres devant toi, un peu sur ta droite. Il est allongé sur le dos et paraît assez en forme pour te satisfaire. Va t’installer confortablement en m’attendant. Je me charge de te ramener quatre ou cinq autres candidats. »
    « Quatre ou cinq ? Tu ne crois pas que tu exagères un peu ? »
    « On verra... Tu ne diras peut-être pas la même chose dans cinq minutes. »
    «  Et comment vas-tu t’y prendre ? Tu peux aussi leur parler ? »
    « Evidemment. Tu te prends pour Jeanne d’Arc ? Allez, tu perds ton temps. Si tu continues à disserter, ton client va refroidir. »
    Mariette, en traînant les pieds pour ne pas trébucher sur quelque obstacle de chair, avança prudemment dans la direction indiquée par sa « Chose ». Son orteil heurta ce qu’elle supposa être une plante de pied. S’accroupissant, elle constata effectivement que c’était bien un pied. Les mollets poilus lui indiquèrent qu’elle avait débusqué sa proie. Une remontée parallèle le long des deux cuisses aboutit à une conclusion favorable et une bitte d’amarrage où elle était prête à s’ancrer, car déjà revêtue, non seulement des meilleures intentions mais aussi d’un préservatif bien tendu.
    Sans même dire bonjour ni bonsoir, Mariette s’empala jusqu’à la garde, laissant les couilles lui chatouiller délicieusement les fesses. Puis, elle n’osa plus bouger, de peur de déclencher une réaction en chaîne avant que la figure allégorique promise par sa « Chose » ne soit mise en place. Assise ainsi, bien droite, docile et immobile, Mariette était plongée en elle-même, toute réjouie par cette chaleur qui l’envahissait.
    Etrangement, l’homme allongé semblait satisfait de son sort. Mariette s’était imaginée qu’aussitôt installée, le rodéo allait se mettre en marche. Comme lorsqu’on pose son cul sur un taureau furieux. Elle n’eut pas besoin de calmer la bête. « Il est peut-être mort et seule la rigidité cadavérique le maintient soudé à moi », songea un instant Mariette. Mais les petits soupirs discrets de son cadavre exquis la rassurèrent quant à ses possibilités futures.
Mariette était à deux doigts de lancer la machine, n’y tenant plus, quand deux mains se collèrent sous ses fesses et la soulevèrent légèrement. Une troisième se posa sur sa nuque et l’obligea à se pencher en avant. Une quatrième lui saisit la main gauche. Une cinquième s’empara de sa main droite. « Voyons, se dit Mariette, ça nous fait combien, tout ça ? Un, deux, trois et voilà le quatrième... »
    Deux mains supplémentaires lui caressèrent les joues et les cheveux puis firent basculer sa tête un peu plus en avant. D’instinct, Mariette ouvrit la bouche et un savoureux goût de papaye lui chatouilla les papilles. « Tiens, en partant, j’en piquerais bien deux ou trois comme ça ». Mais Mariette n’eut pas le temps de prolonger ses réflexions car la réaction en chaîne tant attendue se mettait en branle. Elle laissa à l’homme en face d’elle le soin de mettre la pompe en marche au gré des mouvements de balancier qu’il exerçait sur sa tête.
La main droite de Mariette et sa jumelle opposée, guidées à bon escient et transformées en fourreaux de fortune, s’étaient emparées chacune d’un drapeau qu’elles s’employaient maintenant à agiter d’un même rythme frénétique, comme pour saluer l’issue d’une course. Mais la ligne d’arrivée n’était pas encore en vue. Les coureurs étaient loin d’avoir épuisé toutes leurs ressources.
    L’un d’eux avait d’ailleurs décidé de prendre l’initiative. En l’occurrence, celui qui avait délicatement soulevé les fesses de Mariette et qui n’avait heureusement pas l’intention d’en rester là. Une fois le passage découvert (mais il devait bien se douter qu’il trouverait son bonheur de ce côté là), restait à se frayer un chemin. D’un doigt humide que Mariette identifia comme un index, l’homme massa l’entrée jusqu’à ce qu’elle cède d’elle-même, aspirant profondément ce substitut déjà bien suffisant pour procurer à Mariette un jugement favorable sur ce qui allait se passer. Prenant sa « Chose » à témoin, Mariette se demanda où elle pourrait bien loger un cinquième locataire. Mais elle n’attendit pas le verdict et un autre doigt (le majeur cette fois ?) la ramena à la réalité du terrain.
    L’homme derrière Mariette estima sans doute que le siège avait assez duré et passa subitement à l’attaque. A peine ses doigts libéraient-ils la place, qu’il embrocha Mariette sans crier gare et c’est elle qui émit un petit cri en se sentant ainsi envahie de toutes parts. La pointe de douleur provoquée par l’élargissement brutal de son anus ne dura pas. Elle avait maintenant l’impression de ne posséder qu’un seul et immense orifice battant la chamade au rythme imposé par le maître des lieux. D’autant plus que le second occupant, l’homme allongé sur le dos, était toujours sans réaction. Son unique rôle, jusqu’à présent, était de maintenir la cohésion de l’ensemble (ce qu’il faisait parfaitement en conservant son érection optimale).
    Mariette avait les joues en feu. Elle aurait bien aimé exprimer tout haut son état de pleine (toute pleine) satisfaction si l’homme qu’elle suçait furieusement ne la rendait pas muette par la force des choses. Elle commençait à avoir des crampes dans les bras à secouer ses amants latéraux qui, d’un commun accord (et sans doute pour l’harmonie de la figure imposée), s’étaient agenouillés pour mieux encaisser les attaques coulissantes.
Le premier qui céda fut celui que Mariette accueillait dans sa bouche. Elle sentit au bout de sa langue le réservoir du préservatif se remplir. Comme pour se venger de cette inauguration en grande pompe, Mariette ne lâcha pas prise. Au contraire, elle serra fortement les lèvres et reprit à son compte le mouvement d’avant en arrière que l’homme avait brutalement cessé. Le prisonnier se mit à gémir et trente secondes plus tard, n’y tenant plus, n’arrivant plus à faire la différence entre la douleur et le plaisir, il se dégagea d’un violent coup de reins en arrière... au risque d’y laisser quelques plumes.
    Comme deux fusées synchronisées d’un spectacle pyrotechnique bien réglé, main gauche et main droite jaillir simultanément. Certes, leur élan fut brisé net par l’enveloppe de latex mais l’explosion fut également sonore. « Un bel exemple de stéréo », fit judicieusement remarquer la « Chose ». Mariette avait d’autres préoccupations que de faire de l’humour.
Enfin libérée des à-côtés artistiques, Mariette pouvait désormais se consacrer tout entière à son propre ouvrage. Elle posa ses mains à plat par terre, bras tendus de part et d’autre de son confortable tapis de sol. Ainsi appuyée, Mariette pouvait prendre en main la situation. D’un mouvement de bassin, elle stoppa net la fouille minutieuse de ses arrières, pour imposer son intention de prendre les commandes. Jouant de ses cuisses comme des ressorts, elle reprit le rythme à zéro, montant et descendant avec une lenteur extrême pour mettre les deux pistons à l’unisson. Quand le moteur à deux temps fut bien réglé, elle mit le turbo et se laissa griser par la vitesse. Un triple bang salua le franchissement du mur du son quand Mariette donna le signal de l’arrivée. Lorsqu’elle se dégagea de l’homme allongé sur le dos, il bandait encore. Finalement, il était peut-être mort.
    Jouer au sandwich dans le rôle du jambon-beurre n’avait pas pour autant rassasié l’appétit de Mariette qui n’avait jamais encore vécu une telle boulimie de sexe. Elle avait littéralement le feu au cul et se demandait combien faudrait-il encore de pompiers pour éteindre l’incendie qui la consumait ?
    Chaque orgasme appelait le suivant. Seule la fatigue physique qui commençait à la gagner pouvait semble-t-il avoir raison de ses ardeurs.
    Se laissant aller au gré et aux caprices (et aux indications géographiques) de sa « Chose », Mariette épuisa encore une dizaine de partenaires. Elle réessaya même avec succès l’homme toujours allongé sur le dos, toujours aussi agréablement passif... Mais cette fois en candidat unique.
    Et le combat cessa, faute de combattant(e)s.
    Mariette accepta volontiers l’offre des hôtesses qui lui proposèrent un bain réparateur. Au vestiaire, Angélique avait plié bagages. Mariette avait bien l’impression d’avoir croisé au moins par une fois (de très près) le parfum de la vestale au cours de la soirée. Elle se dévêtit et se dirigea vers les baignoires, désormais dépourvues de sirènes. C’était l’heure du self-service.
Dans la baignoire de gauche, Arianne se prélassait comme une chatte au soleil.
    - « Je t’attendais. »
    - « Tu me fais une petite place ? »
    - « Volontiers. J’ai ajouté des essences de rose pour adoucir le bain. Après tous ces mâles en rut, ça me repose. »
    Avec une grosse éponge rose (au parfum assorti à la couleur), Arianne entreprit un lavage minutieux de sa compagne. Les yeux fermés, Mariette se laissait bercer par cette caresse délicate et bienvenue après toutes ces frictions corporelles.
    Arianne avait perdu sa fougue de l’après-midi et, visiblement repue par sa soirée, elle se contentait maintenant de chatouiller de-ci de-là le corps offert de Mariette. Mais ce n’était qu’un préambule à d’autres jeux.
    - « Ce soir, j’ai fait exprès de te laisser tranquille. Je t’ai gardée pour la bonne bouche. Pour finir en beauté, ma belle, ça te dirait de passer le reste de la nuit avec moi? »
    - « Dans cette baignoire ? »
    - « Je préférerais dans mon lit... Mais si tu as peur d’être trop sèche, on peut commencer ici... »
    - « Je te fais confiance pour ne pas me laisser indifférente », répondit Mariette en plongeant sa main entre les jambes d’Arianne.
    Le majeur investigateur s’enfonça directement, sans aucune résistance, dans un petit étui soyeux et lubrifié à souhait.
    - « Je constate avec plaisir que, pour ta part, tu as déjà commencé sans moi... »
    - « Je m’ennuyais un peu en t’attendant. Je suis venue avec ma voiture. On y va ? »


Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 00:23
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EllE
regarde
mon
sexe
à
l'
horizontale pénétrer en elle et
elle voit sur mon visage tout le plaisir
que je prends
que je
lui rends
et je sens
mon    vit
qui    vit
par   toi
Je   t'
aime
à
l'
extrême d'un bout à l'autre






Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 21:50
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J'
ai
une
énorme
envie de te
prendre. Viens
t'asseoir sur mon pic
et nous irons ensemble
escalader des sommets inexplorés
découvrir la face cachée de ton septième ciel.
Dans tes nuages, mon aimée, j'explorerai tes cieux

Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 13:24
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L'inventeur du violoncelle
Devait avoir la vie belle
Quand on devine le modèle
Qui lui donna des ailes

Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 11:38
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Chapitre 13


    Mariette se représenta devant l’huissier de service. Elle se serait volontiers « déchaînée » sur le jeune homme mais, tout comme le sol et les murs, ce dernier restait de marbre malgré son regard insistant, juste en dessous de la ceinture (du moins l’endroit où l’on trouve généralement une ceinture). Sans montrer la moindre réaction, le zizi de l’huissier se balança à droite et à gauche tandis que son propriétaire accompagnait Mariette jusqu’à une porte à double battant. Il (pas le zizi, l’huissier !) l’ouvrit en grand et, prenant un ton solennel, lança à haute voix :
    - « Mariette ! »
    Après avoir refermé les battants, il retourna à ses occupations solitaires. Mariette se trouvait dans une antichambre où se tenait un second huissier, semblable en tout point au premier, sauf peut-être une légère différence de ton châtain sur la toison pubienne.
    - « Bonsoir, mademoiselle Mariette. Je vais vous expliquer les règles du jeu que vous devrez respecter à la lettre, sous peine d’expulsion... Et croyez-moi, j’en serais désolé », dit-il en lorgnant ouvertement sur l’ouverture du peignoir de Mariette.
    - « Vous allez me remettre votre peignoir et vos chaussons. Je vais poser sur vos yeux le bandeau de velours, puis le masque. Ensuite, je vous ferai entrer dans le salon. A l’intérieur, il y a déjà une vingtaine de personnes qui sont aussi « aveugles » que vous n’allez pas tarder à le devenir. Vous ne devrez jamais et je dis bien JAMAIS enlever le bandeau de vos yeux. Dans cette pièce, une seule personne, le Maître de ces lieux, assis dans son fauteuil, surveille le spectacle. Il y a aussi deux hôtesses qui sont chargées de vous diriger et de replacer votre bandeau s’il venait à sauter dans le feu de l’action. Auquel cas, vous devrez aussitôt fermer les yeux en attendant qu’une hôtesse se charge de tout remettre en ordre. Je vais également vous attacher cette ceinture qui contiendra dans sa petite poche latérale les quatre préservatifs que vous allez choisir. Si vous veniez à manquer de « provisions », levez la main et une hôtesse viendra vous ravitailler. Comme on vous l’a déjà bien précisé en arrivant, le préservatif est obligatoire. Toutefois, généralement, vos cavaliers sont galants et se chargeront eux-mêmes des préparatifs. Vous avez également un petit tube de lubrifiant à votre disposition dans la seconde pochette de la ceinture. »
    Fin des préliminaires. Mariette n’avait écouté que d’une oreille le discours ampoulé de l’électricien de service. L’autre en prise vers la porte close pour tenter d’écouter ce qui pouvait bien se passer dans le salon. Elle était parfaitement insonorisée et, là encore, Mariette resta sur sa faim. Elle se déshabilla, puisa dans un joli panier rose en osier pour faire ses provisions et elle se dit que, « vraiment, tous les goûts... Et les préservatifs, sont dans la nature ». C’était un peu comme un plateau d’apéri-cubes. Il y en avait à toutes les saveurs imaginables. Salées comme sucrées et même un « paprika » sur lequel elle hésita avant de se rabattre sur des valeurs sûres et sucrées, comme la vanille ou la fraise.
    Mariette laissa ensuite l’huissier boucler sa ceinture et attacher soigneusement le bandeau avant de poser le loup élastique sur ses yeux déjà aveugles. « Moi, j’y vois parfaitement ! » Mariette sursauta et l’huissier crut que c’était à cause de ses mains un peu fraîches qui venaient de saisir Mariette par les épaules pour la diriger vers le salon. Mais c’était bien sûr la « Chose » qui venait de se réveiller.
    Dans le corbillard, comme dans la baignoire, la « Chose » était curieusement absente. Mariette ne s’en était pas inquiétée outre mesure. Elle avait alors bien d’autres choses à faire et à penser.
    « Par exemple, je vois très bien que ton second portier n’est pas comme le premier. Je constate même que ta croupe, qu’il a sous les yeux, ne le laisse pas du tout indifférent. Moi, je serais toi, je ne le laisserais pas dans cet état. »
    - « Et comme toi, c’est moi, je sais ce qu’il me reste à faire », répondit Mariette à haute voix.
    Elle ne vit pas le regard interrogateur du jeune homme mais, de son côté, il n’eut pas à s’attarder longtemps sur ces paroles, pour lui mystérieuses. Mariette tendit le bras gauche en arrière et ce qu’elle saisit ne lui laissa aucun doute quant au don de double vue de sa « Chose ». Mariette avait les mains un peu froides, malgré une température ambiante fort convenable pour la tenue. Elle apprécia le contact doux et chaud. « L’idéal serait d’en avoir une pour chaque main », songea-t-elle en souriant. « Pas d’impatience, ça ne va pas tarder », lui répondit sa « Chose ».
    Mariette était plutôt du genre à faire l’amour toutes lumières allumées. Quand elle passait à table, elle aimait bien voir ce qu’il y avait dans son assiette. Parfois, une ambiance plus intime n’était pas pour lui déplaire mais elle n’avait jamais encore goûté au noir complet. Pour reconnaître le parcours, aucun problème. Mariette était en terrain connu. Elle commença par chercher un préservatif dans sa ceinture et plutôt que de s’évertuer à trouver l’endroit de l’envers, de sa main de libre, elle le tendit directement à son petit soldat dont l’uniforme laissait peut-être à désirer mais dont le garde-à-vous était parfaitement réglementaire...
    - « Madame désire-t-elle un petit échauffement avant d’entrer dans la salle ? »
    - « Pour la forme. Juste pour la forme », répondit Mariette en serrant un peu plus fort la forme en question.
    L’huissier ne se fit pas prier davantage. Après avoir gainé son outil, il introduisit (sans pêne) sa clef dans l’huis de Mariette. Une clef qui ne tarda pas à se transformer en passe-partout car le jeune homme accéda rapidement à la porte étroite pour danser un lent ballet alternatif où chacun des deux passages était délicatement forcé à tour de rôle.
Les deux mains appuyées contre l’épaisse porte molletonnée, Mariette se remit à sourire en imaginant un invité pressé de partir qui ouvrirait soudain les battants et recevrait sur les bras, en cadeau d’adieu, une jolie brochette.
    Le serrurier ne faiblissait pas dans son ouvrage et la porte du plaisir de Mariette s’entrouvrait un peu plus à chaque tour de clef.
    - « Viens, maintenant ! », lança Mariette.
    Le serrurier changea alors de tactique et entreprit carrément de défoncer le grand portail à coups de bélier répétés. Une méthode particulièrement efficace pour finir le travail, d’autant plus que les fondations étaient déjà sérieusement ébranlées.
    En même temps, l’assaillant et la saillie cédèrent à l’orgasme, ne se gênant pas pour exprimer leur contentement dans ce petit espace insonorisé.
    Le rouge n’eut pas le temps de disparaître des joues de Mariette que déjà l’huissier ouvrait en grand les portes du salon et annonçait à haute voix la nouvelle venue.



Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 00:21
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La naissance                                 d'une cuisse

        Comme le         Y         de mes délices

Au pied de la lettre

Je baise tes pieds

Ma main ira peut-être

Jusqu'à te délier

T'absorber

Te libérer

T'ouvrir

te jouir


Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 21:18
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Chapitre 12


    Le corbillard s’était garé juste devant la porte d’une grande maison de maître située au milieu d’un bois. Toutes les lumières intérieures étaient allumées et des ombres dansaient aux fenêtres, derrière des rideaux blancs. La porte du van s’ouvrit toute seule. Comme le chauffeur n’avait apparemment pas l’intention de descendre, Mariette s’en chargea toute seule et se dirigea vers les quelques marches qui montaient jusqu’au porche. Aussitôt le corbillard redémarra, faisant crisser ses pneus sur le gravier. « D’autres invité(e)s à convoyer et à enregistrer, sans doute... »
    La grande porte s’ouvrit quand Mariette fit jouer le marteau en forme de phallus, discret et ouvragé en fer forgé. Un huissier apparut avec une belle et longue chaîne dorée autour du cou pour tout vêtement. Enfin, presque. En regardant attentivement, on pouvait remarquer que la reproduction miniature de la même chaîne s’enroulait autour du zizi de l’huissier. Un travail pour lequel il ne fallait pas craindre les courants d’air à l’approche de l’hiver. Pas de doute, ce devait être la bonne adresse.
    - « Si Madame veut bien se donner la peine d’entrer... »
    Au premier coup d’oeil dans l’immense hall, Mariette reconnut le style du décorateur qui était assurément le même que celui qui avait oeuvré à l’aménagement intérieur du corbillard. Le cuir cédait la place au marbre mais question rococo, luxe et stupre, on était logé à la même enseigne.
    - « Veuillez, je vous prie, vous diriger vers ce couloir », lui expliqua son Adam enchaîné. Il désignait du doigt un corridor sur sa gauche.
    Docile, Mariette suivit la direction indiquée et déboucha sur une vaste pièce embuée d’où émanaient de délicieuses senteurs fleuries. A travers un nuage de vapeur, elle distinguait des formes qui s’agitaient et entendait de l’eau qui clapotait. Sur sa droite, se tenait une sorte de vestiaire. Derrière un comptoir apparut une vestale en toge blanche, les cheveux tirés en chignon et ornés d’une fleur de lys blanc.
    - « Vos habits, s’il-vous-plaît... »
    - « Tous, je suppose ? »
    - « Evidemment. C’est la première fois que vous venez ? »
    - « Oui. »
-     « Et vous êtes là pour la soirée à thème ou pour un rendez-vous précis ? »
    - « Ce soir, je thème. »
    - « Moi non plus. Après le bain, pensez à revenir me voir pour que je vous fournisse le nécessaire et le suffisant pour la soirée. »
Pendant la discussion, Mariette avait ôté tous ses habits et les tendit à la jeune fille. Elle les déposa dans une corbeille en osier sur l’étiquette de laquelle elle inscrivit le prénom de Mariette après le lui avoir demandé.
    - « Moi, c’est Angélique ! C’est pas mon vrai prénom mais ici on trouve que je le porte bien. A tout à l’heure... »
    Nue et sans chaîne, Mariette s’avança sur les carreaux de marbre tièdes et quelque peu glissant. Arrivée au milieu de la pièce, elle constata que trois grandes baignoires circulaires, creusées à même le sol, étaient alignées devant elle. Celles de gauche et de droite étaient occupées et les quatre demoiselles penchées sur chacune étaient, elles aussi, très occupées. En s’approchant, Mariette remarqua que les deux « occupants » étaient des messieurs. Les deux périscopes qui dépassaient de l’eau ne laissaient aucun doute à ce sujet. Allongés dans leur piscine, les deux hommes avaient les yeux fermés et des mains expertes couraient le long de leur corps sans jamais s’attarder.
    En l’entendant arriver, quatre des huit postérieurs tentants qui lui faisaient face se retournèrent et Mariette s’aperçut que le côté face valait bien le côté fesse. Elles étaient toutes les quatre épilées et chauves et en les voyant s’approcher d’elle, Mariette leur trouva des airs de sirènes extraterrestres.
    Sans dire un mot, elles l’entourèrent et commencèrent à danser devant elle, frottant chaque partie de leur corps contre celui de Mariette, l’enduisant à son tour d’huile parfumée dont elles étaient recouvertes. Se laisser ainsi caresser par un cou, un sein ou une hanche était une expérience des plus agréables et les jambes de Mariette étaient sur le point de fléchir. L’une des ondines la prit par la main et la guida vers la baignoire centrale. Mariette enjamba le rebord et posa avec précaution un pied dans l’eau. Chaude à point.
    L’eau était peu profonde. Une fois allongée, la pointe des seins de Mariette dépassait à la surface comme deux îlots jumeaux. Aussitôt, huit mains entamèrent leur ballet, provoquant des remous, des vaguelettes qui venaient se briser sur le cou de la baigneuse. Les yeux fermés, Mariette se laissait bercer par ces caresses parfois coquines (mais sans plus) qui l’envahissaient de partout, du gros orteil au lobe de l’oreille. Pas un millimètre de peau n’était épargné sauf l’espace entre les jambes de Mariette que les mains prenaient un malin plaisir à contourner sans jamais l’aborder.
    Mariette n’attendait plus que ça. Pour montrer son impatience, elle se cambra et écarta légèrement les cuisses pour que ses hôtesses n’aient aucun doute sur ses intentions.
Rien n’y fit. Ni les gémissements que Mariette émettait, ni ses petits mouvements d’avant en arrière destinés à ce que l’eau chaude crée un agréable courant à l’intérieur de ses jambes. Comprenant qu’elle devrait se débrouiller toute seule, Mariette laissa ses fesses reposer de nouveau au fond de la baignoire et dirigea sa main gauche vers son but. A sa grande surprise, à peine avait-elle effleuré son sexe du bout du doigt, qu’une main se saisit de son majeur et le ramena sur son ventre. Une seconde main l’appuya fermement et une troisième lui lança une pichenette sur l’un des deux bouts de sein qui n’apprécia guère. Ce n’était pas trop douloureux mais suffisamment fort pour que Mariette se redresse d’un coup et ouvre les yeux.
    - « Aïe ! » entendit-elle sur sa droite.
    En tournant le cou, elle vit que l’un des deux hommes avait lui aussi cédé à la tentation en agrippant un sein à sa portée. Pour toute récompense, il venait de recevoir la même punition que Mariette. Mais lui, en plein sur son sexe dressé. Et même une seconde tape, destinée à lui faire lâcher prise...
    Cela fit sourire Mariette qui se dit, qu’après tout, elle avait connu des préliminaires plus désagréables. L’une de ses sirènes lui déposa sur les yeux et le front un gant chaud et odorant. Mariette glissa dans l’eau pour retrouver sa position. Pas la peine d’insister. Autant se laisser aller et laisser monter son désir au maximum. Ce qui semblait bien le but de l’opération.
    Après un bon quart d’heure de délices aquatiques, Mariette était au comble de sa frustration. Elle n’osait plus se montrer entreprenante. Elle entendit de gros clapotis, sur sa gauche, puis sur sa droite. Soulevant le gant d’une main puis ouvrant un oeil, elle vit les deux hommes visiblement dans le même état d’excitation qu’elle. Les quatre sirènes disponibles s’affairaient pour les sécher avec de grandes serviettes... Tout en prenant soin de ne (même) pas effleurer l’étrange objet de leur désir qui avait pourtant la forme idéale pour servir de porte-serviettes.
    Refermant les yeux, Mariette vit instantanément ces deux sexes dressés se jeter sur elle et la posséder. Elle se doutait bien que, dans la réalité, ses quatre gardiennes attitrées ne les auraient pas laissé faire. Pas encore.
    Estimant certainement qu’elle était à point, les huit mains se saisir de Mariette et l’aidèrent à se relever avant de la sécher à son tour. Une seule fois, une serviette vint se glisser entre ses cuisses et le frottement du doux tissu fut comme une décharge électrique. Mais ce n’était que pour l’essuyer et rien d’autre car, bien qu’elle conservât les jambes écartées, la main « fautive » ne revint pas.
    - « Alors, ça vous a plu ? » demanda Angélique. Sans attendre la réponse, elle lui tendit un peignoir immaculé et une paire de mules à sa pointure (les données enregistrées dans le corbillard circulaient vite !).
    - « C’est juste pour aller au grand salon... Ensuite, vous n’en aurez plus besoin... En revanche, n’oubliez pas ça. C’est indispensable pour ce soir ! »
    Mariette attrapa un large ruban de velours noir et un loup du même tissu mais sans trou pour les yeux. Plus besoin de lui faire un dessin pour illustrer le thème « fermer les yeux »... Quant à « Et laisser vous guider par votre instinct », dans l’état où elle était, Mariette n’en demandait pas davantage.




Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 00:18
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    Depuis que nous nous sommes rencontrés, même vivant ensemble, jamais nous n'avons quitté ces conversations msn, qui restent des cordons ombilicaux  nous reliant l'un à l'autre dès que l'on se sépare, même le temps d'une journée de travail. Avec tous ces smileys qui remplacent incomplètement les sourires qui nous éclairent.


  Elle
: je sors de la douche. Avec ce temps, si tu étais là, je sais ce qu'on ferait :)
  Lui : je crois que même avec un grand soleil, on le ferait quand même :)
  Elle: :)
  Elle: bon je reste pas dans cette tenue ça va énerver tout le monde :)
  Lui : je le crains.... :)
  Lui : reste juste un petit peu énervée... je finirai de t'énerver complètement ce soir :)
  Elle: ça marche pas comme ça monsieur :)
  Elle : et elle s'amuse :)
  Le transfert de "Animation4.gif" est terminé.
  Lui : renversant ! Un moment j'ai eu peur. Avant que l'animation se mette en marche, j'ai craint que tu nous ponde un oeuf :)
  Elle : c'est une photo que j'avais faite hier. T'avais du la voir déjà
  Lui : oui :)
  Elle : moi qui est moins l'esprit tordu que toi elle me faisait plutôt penser à un début de cabriole :)
  Lui : tordu ? tu vas voir, je vais te faire filer droit, moi :)
  Elle : je voudrais bien voir ça...viens par là toi :)
  Lui : tout de suite !
  Elle : chiche

    Dix minutes se passent

  Elle : hum dois je refroidir tout de suite? :)
  Lui : Donne-moi cinq minutes et je suis là... mais je repars aussitôt après, (après quoi d'ailleurs ?),  j'ai du boulot, moi :)
  Elle : :) je t'attends

    J'explique à mes collègues de boulot que j'ai oublié un truc chez moi et je m'enfuis comme un voleur. Je bande déjà. A peine cinq minutes de voiture pour aller à la maison et je ne pense plus qu'à ça. Je gare la voiture, j'ai envie d'arracher les boutons de ma chemise, mais je ne peux décemment pas le faire encore : le voisin lave sa voiture. Quel con, il va pleuvoir dans un quart d'heure et il me fait perdre trente secondes de mon temps précieux. Je bande encore. Je grimpe l'escalier en courant, j'ouvre la porte. Pas un bruit dans la maison. Je n'entends pas tes doigts tapoter le clavier de l'ordi. C'est bon signe. Je me déshabille dans l'entrée et je file complètement à poil vers la chambre. Je bande toujours.
    Tu es là. Dans le lit, couchée sur le côté. Je vois à tes yeux que les dix-quinze minutes d'attente ont été bien employées. Je me jette sur le lit et je me précipite sur ton sexe. J'empoigne tes cuisses et je colle ma bouche comme un baiser fougueux après des semaines d'absence. Ma langue fouille rageusement, je suis en rut et elle te prend sans égard.
    Dans cette étreinte, tu t'es retournée sur le ventre, la tête enfouie dans l'oreiller. Je prends du recul, imprègne ma main de salive pour en enduire mon sexe. Je le prends en main et je le conduis vers tes fesses qui se soulèvent toute seules et s'offrent à moi. Je te pénètre, doucement, d'un seul coup. La salive sur mon sexe et ta propre excitation transforment aussitôt ton vagin en un fourreau douillet. Et je te fourre. J'ai une envie animale de toi. Je vais et je viens, puis je m'arrête et je te laisse faire. Je ne bouge plus, ce sont tes fesses et ton bassin qui ont pris le rythme en main. Je me laisse conduire d'avant en arrière. Je colle ma tête contre ta joue, chaque millimètre de ma peau est contre la tienne et je suis en toi. Puis je reprends les commandes. Ma queue reprend vie et je te pilonne, de plus en plus vite. Nos souffles s'accélèrent aussi, j'inspire et j'expire au rythme exact de mes va-et-vient et tu m'accompagnes. Je hurle mon orgasme, bestialement, et mon cri se transforme en rire et tu ris aussi, remplie de moi.
  - Je t'aime
  - Je t'aime
    Quelques mots doux, des sourires complices et je me rhabille en vitesse. Je repars au boulot. Je prends un truc qui traîne dans la voiture et je reviens dans mon bureau, le truc à la main (j'avais bien dit que j'avais oublié un truc).

    Je t'ai fait l'amour comme un amant. Tu m'as fait l'amour comme une amante. Nous sommes redevenus amants. Nous avons toujours été amants.



Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 19:15
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@erotictac

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Souvent, quelque fois, peut-être, vous pourrez toujours nous croiser sur Twitter, en cent quarante caractères car nous n'en manquons jamais.

 

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Bisextible

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Sur Tumblr, nousavons aussi un compte sur lequel je compte. Ma femme n'ose pas aller voir de sites pornos, de peur de tomber sur des images choquantes. J'ai donc créé ce blog pour lui compiler sans crainte des images fantasmagoriques.
Ah oui, et puis aussi je tiens à préciser que je ne regarde "Newlook" que pour la qualité de ses reportages.

 

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Nous avons enfin une annonce qui vous attend sur Net Echangisme, mais là il vousfaudra chercher un peu pour la trouver.

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